Biographie

Roman d’un styliste de couture qui devint écrivain, ou : du crayon à la plume.

Fils de parents Juif Polonais, Simon grandît à Paris (France) dans la tourmente de l’occupation Nazi. Jeté en prison à l’âge de 10 ans, avec sa sœur âgée de 15 ans, il fut relâché quelques semaines plus tard grâce aux efforts dévoués d’un petit garagiste Italien, ami de la famille. Peu de temps après, il réussît enfin à rejoindre la Zone Libre, rampant dans la neige et fossés boueux pour se glisser entre les mailles allemandes.Moins de dix ans plus tard, il fut appelé sous les drapeaux et jeté dans la guerre algérienne, où son instinct pour «le mot » lui valu d’être employé comme analyste par l’Intelligence.  Possédant un goût inné pour la couture, il maitrisa l’art de la création avec Pierre Balmain et Christian Dior. Quelques années plus tard, il créa une compagnie de prêt-à-porter international en Thaïlande, où il passa plusieurs années heureuses. Les Thaïs et Hindous de Bangkok l’honorèrent d’un titre estimable chinois, dont il est très fier : Long-Chou.

En 1984, la crise économique qui secoua le monde le jeta de nouveau sur les routes de l’aventure, qui le menèrent en Amérique. L’appel de nouveaux horizons enchanta son esprit toujours avide de nouvelles découvertes. Pour vaincre la barrière du langage, il simplement engloutit la méthode Assimil – alors très populaire- durant les 15 heures d’avion du voyage, bien décidé à personnellement communiquer avec l’officier d’immigration, non par le truchement d’un interprète.  Cette nouvelle vie débuta à Houston, au Texas, où il réussît à subsister en vendant ses créations à des marchés aux Puces locaux. Moins de deux ans plus tard, il collaborait à la création des collections d’un important fabricant de prêt-à-porter de New-York. Mais un grave accident survenu dans sa famille interrompit sa nouvelle carrière.  Le nouveau chapitre de sa vie s’ouvrît à Saint-Petersburg. La Russie aurait peut-être été plus romantique, mais c’était la Floride, où il continua de briller en habillant les riches et fameux, comme Barbara Bush, Ivana Trump, et la belle Adèle Graham, épouse de l’ancien gouverneur, maintenant Sénateur.  Mais quelque chose manquait dans sa vie. Ou peut-être lentement prenait corps dans son esprit. Une passion pour La Loi et la Constitution Américaine, supportée par une inclinaison naturelle pour débats, le jeta dans l’étude des textes légaux, qui aboutit à un diplôme de Paralégal « Cum Laud » au jeune âge de 65 ans, diplôme obtenu avec une mention décernée seulement à 1% des étudiants universitaire cette année là.  Mais c’est un amour de l’Histoire, doublé d’une vision et d’une compréhension aigüe de politiques internationales, accompagné d’un désir de partager (ou d’avertir) des dangers pesant sur les Démocraties, qui le poussa sur la route ingrate et caillouteuse du roman, sans jamais perdre courage, ni espoir. Écrire était sa première passion, son premier rêve, depuis qu’il était un adolescent, et finalement, il le réalisait.  Mensonges Inc. (en Anglais : White Lies), est né d’une conversation à bâtons rompus, durant laquelle je vis lentement la trame se tisser et se solidifier au fil des heures. Le lendemain matin, il me dit que le livre devrait être terminé au moins quatre mois avant les élections de Novembre.  Il l’écrivît en trente jours.  S’il y a une chose que j’ai appris de l’histoire de la vie de Simon, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour tenter de réaliser ses rêves.  C’est la raison pour laquelle je suis si fier de pouvoir partager ce chapitre avec mon père.

Arnaud Agmann

Note de l’auteur: Sans le support et les encouragements de mon fils, je ne sais pas si ce livre aurait vu le jour. Mais ce que je sais, c’est que sans son aide et sa foi inébranlable, il n’aurait jamais été publié.

Simon Agmann